dimanche 24 avril 2011

Mais pourquoi la communauté internationale ne veut pas de Gbagbo comme Président à vie ?



Mais pourquoi la communauté internationale veut-t-elle empêcher Gbagbo de devenir Président à vie ?
C’est pourtant un Bété bon ton, pas trop bête, même si de temps en temps, il ne sait pas trop sur quel pied danser. Il est pourtant marié avec une Ivoirienne bon ton, avenante, même si elle a tendance elle aussi, de temps en temps à marcher avec ses talons, sur des œufs pourris… même si c’est des œufs français…
Alors, pourquoi la communauté internationale ne veut pas de Gbagbo comme président à vie,  alors que les pays africains ont été, ou sont truffés de président à vie : Bongo, Kadhafi, Eyadema, Biya, Nguessou, Ben Azzi, Debby, Mobutu, Bokassa, tous ces présidents qui se sont éternisés au pouvoir ou continue à le faire, ne sont quand même pas des accidents de l’histoire politique africaine !
Alors, pourquoi lui empêche-t-on à lui Gbabo, qui n’est pas plus un accident de l’histoire politique africaine, d’être président à vie, alors que nous savons tous que tout vrai chef d’état en Afrique qui se respecte, tout comme nos chefs traditionnels, exerce le commandement suprême jusqu’au jour de sa mort ? Que ce soit parce qu’il sera mort de vieillesse au pouvoir, ou parce qu’il aura sauté sur une mine posée malencontreusement sur son passage… !!!
Pourquoi la communauté internationale l’empêche-t-elle d’être président à vie alors qu’il ne veut que battre le record de longévité de son prédécesseur, le bien-nommé père de la nation ivoirienne, Houphouët Boigny !? Le vieil éléphant Houphouët qui ne s’est pas gêné pour montrer le bon exemple à suivre. Le vieux Houphouët qui ne s’est pas gêné pour mourir au pouvoir en n’étant pas loin d’être gaga !
Pourquoi empêche-t-on à Gbagbo d’être président à vie, lui qui s’est longtemps opposé au pouvoir du vieux Houphouët pour pouvoir être un jour, calife à la place du calife, roi à la place du roi, président à vie à la place du président à vie ? 
Et plus incompréhensible encore, pourquoi lui exige-t-on d’organiser des élections libres et de les gagner haut la main, pratiquement les doigts dans le nez, dans un pays où les tripatouillages électoraux sont rendus impossibles !  Vous vous rendez seulement compte du tour de force qu’on lui demande de réaliser !? Si vous étiez à sa place, croyez-vous que vous serez capable de gagner des élections truquées dans un pays totalement coupé en deux ! Comment croyez-vous qu’il va pouvoir procéder pour amener les électeurs de Bouaké, auxquels il a eu à couper l’eau et le courant, à voter honnêtement pour lui !?
Vous rendez-vous compte que dans l’état actuel des choses, il ne peut ni les torturer, ni les intimider, ni même leur parler gentiment sans que Guillaume Soro et sa bande de méchants rebelles ne s’interposent et ne se mettent en colère !
Il ne peut même pas organiser pour les jeunes patriotes, ses supporters inconditionnels, des charters électoraux dans cette partie du pays entre les mains des rebelles, comme on le fait normalement dans les autres pays africains !  La surface de nuisance des jeunes patriotes étant malheureusement limitée à la ville d’Abidjan et ces banlieues proches ! 
 Vous l’imaginez en train d’essayer de convaincre gentiment les membres des forces nouvelles basées à Bouaké du bien-fondé que la population aurait à soutenir sa candidature, lui, le nouveau Houphouët déclaré ?
A l’impossible nul n’est tenu ! Alors, si la communauté internationale ne veut pas de Gbagbo comme président à vie, qu’elle le lui dise franchement  au lieu de le laisser se démener en tous sens comme un beau diable ou bien, qu’elle le mette devant un banc d’école pour le soumettre à un test de président à vie, test que n’ont pas eu à passer les autres présidents à vie de la sous région, pour qu’on en finisse au moins une fois pour toutes avec ce problème ivoirien !



Devinette centrafricaine
(Texte écrit le 12 avril 2006) 


En République Centrafricaine, quelle différence existe-t-il  entre un putschiste et un démocrate se présentant aux élections présidentielles ?


Aucune ! Tout simplement parce que le putschiste, est un ancien ou un futur démocrate ! Le démocrate de même, est un ancien, ou un futur putschiste ! En république Centrafricaine, on change tout naturellement et tout simplement de veste ou… de kalachnikov en fonction des intérêts du moment !!! 

vendredi 15 avril 2011

Nous avons eu


 
Nous avons eu les plaisirs
Des sociétés dites modernes
Avant d’avoir su 
Travaillé pour

Nous avons eu les lois
Des nations dites avancées
Avant d’avoir décidé
De quelles incidences elles pèseront
Dans nos cases

Nous sommes devenus
Des bourgeois de l’ère moderne
Avant d’avoir su donner
Au mot un contenu

Mais à la réflexion
C’est bien fait pour la gueule
De ceux qui nous ont balancé
Pieds et mains liés
Dans cette gargote de la modernité
Sans avoir été quérir au préalable
Notre avis !

lundi 11 avril 2011

Lapiro libre ! Victoire !

La sortie de Lapiro de Mbanga des géoles camerounaises doit être fêté à sa juste valeur. Car c'est homme est un grand artiste de la scène musicale camerounaise. il lui reste juste à devenir aussi un grand homme politique de ce même Cameroun. Je ne doute doute point qu'il en est  la capacité et le talent !

Le grand enseignement des élections ivoiriennes

Le grand enseignement des élections ivoiriennnes, en définitif, au-delà des hommes en présence, est la victoire de la CEI (Commission Electorale Indépendante) sur la Cour Constitutionnelle. D'autant plus qu'en matière d'élections dans nos pays en proie aux dictatures, la seule avancée politique que l'on puisse espérer est la systématisation des CEI, puisque nos dirigeants, engoncés dans leur soif du pouvoir ne veulent toujours pas se résoudre à prendre en compte le choix des citoyens s'exprimant dans les urnes !

mercredi 6 avril 2011

Un tantinet d’exercice de sagesse africaine

            C’est mon cousin qui disait qu’il avait attendu l’amour (ou son équivalent) assez longtemps. Mais, ne le voyant pas pointer son nez de sitôt, il s’était résolu à prendre une décision qu’il estimait assez sage : il s’était décidé à convoler en juste noce avec la première venue !!!

mardi 5 avril 2011

Un Africain peut mener


Un Africain peut mener
Le combat de libération de son continent
En étant installé partout dans le monde
Même en Occident
Cependant
La manière la plus courageuse
Pour un Africain de mener
Un combat de libération
Pour son continent
C’est d’être installé en Afrique !

Avis à tous les discoureurs
« africains » des cités Occidentales !

dimanche 13 mars 2011

Vous me décevez infiniment, Mr Ngongang !



Suite à votre à votre émission de ce mardi 2 mars[1], qui portait sur les années troubles de l’indépendance du Cameroun, survenue en 1960, je suis dans l’obligation de constater que avez passé le comble de l’imperfection (à la fin de l’émission)  en vous permettant de tancer l’un des panélistes en la personne de Thomas Destombes. Ce dernier se plaignait du fait que vu l’ineptie du débat, il regrettait d’avoir perdu deux bonnes heures dans des empoignades verbales sans véritable nécessité. Deux bonnes heures qu’il aurait pu occuper, selon lui, à meilleure escient ! A sa suite, je me joins à sa pensée, lui, qui vous présentait un travail de recherche mené selon les normes académiques et dont vous avez cru bon de lui imposer, la parole soi-disant contradictoire d’un Sieur professeur de l’IRIC, dont j’éviterais heureusement d’écorcher le nom.
Monsieur Ngongang, permettez-moi de vous dire, allant de ma petite expérience de la question, que ce qui intéresse les Camerounais, je veux dire le peuple camerounais, ce n’est pas l’étalage de tables rondes oisives montées autour de pantins qui usent d’une dialectique politique éculée pour leur empêcher d’en apprendre sur les véritables tenants de leur histoire. Ce qui captive les camerounais, croyez-moi, c’est d’en arriver à la reconstruction la plus fidèle possible, de leur histoire. De ce passé, jusqu’à preuve du contraire, tant malmené et falsifié par le côté parcellaire et incomplet de la version qui est servie à nos apprenants, dans les écoles, lycées et université du pays.  Et pour l’atteinte de cette mission d’information et d’éducation des masses, qui semble être celle que vous vous êtes donné, la meilleure visibilité dont on puisse arriver, doit leur être proposée, plutôt que la mise en place de confrontations verbales dont la finalité, n’est pas l’acquisition raisonnable de l’étude réalisée par l’invité du jour, c'est-à-dire de la connaissance exhaustive du sujet, mais le maladroit torpillage de celui-ci par des individus développant des arguments, fantaisistes, à la limite du ridicule. Déploiement d’arguties imposées, qui ne tiennent la route en général que dans les républiques bananières ! Enfin ! Tant que nos républiques décident de rester des républiques bananières ! Ce qui semble en être parfaitement le cas !
Les états d’âmes des uns et des autres, c’est-à-dire des familles politiques de la place, ne doivent donc pas rentrer en ligne de compte, face  à l’étalage d’évènements historiques dont tout quidam puis s’en faire la démonstration scientifique. Enfin, du moins,  s’il se veut faire preuve d’honnêteté intellectuelle et politique…
Monsieur Ngongang, vous voulez vous escrimer à monter des débats contradictoires ? Très bien ! C’est tout à fait votre droit et celui de votre chaîne. Vous êtes certainement payé pour ça ! Mais voilà ! Avant d’en arriver à l’organisation de débats véritablement contradictoires, la méthodologie scientifique voudrait qu’on en passe d’abord à l’énoncé du problème, au développement de la thèse soutenue jusqu’à l’épuisement de celle-ci, avant d’en attaquer la critique, qu’elle vienne de qui que ce soit.  Or, ça n’a pas été le cas concernant le travail réalisé au cours de votre émission de ce jour.  
Permettez donc à ce monsieur de s’indigner de cette perte de temps que vous lui avez infligé, lui qui s’attendait à venir faire part au Camerounais, à l’homme de la rue, de ces trouvailles historiques sur les années troubles et controversées qui ont mené à l’indépendance du Cameroun.  Permettez donc à ce monsieur qui vient d’une nation où les débats  de cet acabit n’ont plus droit de cité, de s’offusquer de l’inefficience même de ces heures qu’il aurait pensé bénéfiques pour les téléspectateurs de votre chaine ! Comprenez-le mon cher Ngongang, il ne s’attendait tout simplement pas à se trouver plongé au sein d’un marché de quartier, où au-delà  de la justesse des démonstrations proposées, celui qui gueule le plus fort est celui à qui l’on donne raison ! La prochaine fois, invitez-le plutôt à une foire d’empoigne ! Dites au sieur Destombes qu’il y a une bonne bagarre à mener sur un plateau de télévision. Prévenez-le de se ramener avec une grosse matraque pour casser des cranes qu’il faudra reformer, avant de pouvoir s’exprimer librement !
Monsieur Ngongang,  faire ce genre de proposition à Thomas Destombes en l’invitant à paraître dans votre émission serait plus honnête. Ceci correspondrait plus à la réalité  de vos arènes pour lions qui se sont trompés de combats et d’époques et même de chaîne de télévision !  Mais malheureusement, mis au courant de la véritable réalité de votre talk-show, même si ce serait pour vous faire plaisir, je puis vous assurer qu’il ne viendra pas ! S’il a une femme et des enfants à la maison, comme je le présume, ce monsieur préférerait s’en retourner dans sa piaule plutôt que de servir de caution à des personnalités politiques et autres à la parole et aux agissements  aussi douteux que les arguments qu’ils développent.  
Car s’agit-il bien de cela, M. Ngongang !? Votre but est-il d’inviter des intervenants qui ont des choses sérieuses à dire et de leur adjoindre sur le plateau, des guignols politiques dont la basse besogne est de brouiller délibérément  les cartes !?  Si tel est le cas, par mesure de bienséance, prenez la peine de faire part à vos invités de la mascarade mise en place. Par contre, si vous n’êtes pas dans l’optique de légitimation de figures et d’acteurs politiques rocambolesques, alors permettez que je vous fasse ces propositions, tout en me tenant au cas d’espèce de ce jour du 2 mars 2011.
1-      Lorsque vous êtes en présence d’intervenants qui auraient des communications historiquement importantes à mettre sur la place publique, plutôt qu’un oisif débat contradictoire, donner la possibilité à ces messieurs d’exposer pendant au moins deux bonnes heures, leurs thèses sur les sujets précités. Ils vous arrivent bien de recevoir par exemple, dans votre émission Entretien avec, des invités qui ne sont là que pour nous discourir inutilement de leurs cursus scolaires, comme si c’est cela qui fonderait leur action dans la société. D’autre-part, la chaîne où vous œuvrez, comme toutes les chaînes camerounaises, vidée du remplissage thématique folklorique journalier, disposerait d’assez d’heures d’antenne pour caser des communications de cette envergure. Il faudrait juste qu’au sein de votre rédaction, la volonté se fasse.
2-      Dans un deuxième temps, puisqu’il y a toujours des individus qui estimeraient que le message livré ne correspond pas à leur entendement de la chose, il ne vous resterait plus qu’à ouvrir l’antenne à ses contradicteurs en leur accordant, évidemment, un temps de passage équivalent. Les choses ainsi définies et faites, il ne restera plus qu’aux téléspectateurs à séparer le bon vin de l’ivraie. Et j’ose vous  garantir que selon votre posture, vous serez agréablement ou désagréablement surpris par les écarts de point d’audimat entre le passage pour exemple, du sieur Thomas Descombes dans un premier temps, et dans un deuxième temps, celui de son principal contradicteur de la soirée, le sieur professeur de l’IRIC, dont j’éviterais toujours d’écorcher le nom ! Et n’allez pas surtout me demander pourquoi !
Alors mon cher Ngongang, avec tout le respect que je peux développer pour votre si difficile métier en République bananière, arrêtez de prendre les Camerounais pour des idiots, car même désunis par des jeux politiques, tournant autour de l’ethnocentrisme, pour éviter de parler de tribalisme, ils n’en seront jamais pour autant des demeurés !


[1] Sur la chaîne camerounaise STV présente sur le satellite.