dimanche 30 janvier 2011

Politique fiction : Une nouvelle vision de la démocratie s’installe en Afrique !


Il existe une nouvelle forme de  démocratie qui s’installe en Afrique. Peut-être aurait-il d’ailleurs fallu commencer par celle-ci et quelques autres, avant d’en arriver à des comportements politiques rôdés ailleurs qu’au sein du continent berceau de l’humanité : le système des auto-proclamations à la présidence !
 Des exemples de cette nouvelle tournure des démocraties made in Africa : Gbagbo et Ouattara, présidents autoproclamés de la république ivoirienne ! Et plus près de nos frontières camerounaises,  Ali Ben Bongo et André Mba Obame, présidents autoproclamés de la république gabonaise ! Au rythme où va la contagion, on ne serait d’ailleurs pas étonné de voir aussi dans un pays comme le Cameroun, Paul Biya et Ni John Fru Ndi en arriver à la même déclamation, surtout qu’on en est à une année électorale ! Et pourquoi pas la même tendance aussi en république Centrafricaine où Patassé et Bozizé sont en pleine campagne présidentielle et législative! Comme quoi, lorsqu’il y a un virus qui traîne dans l’air d’un espace géographique,  il serait injuste qu’il ne soit pas proportionnellement partagé par des individus bouffant le même oxygène, les mêmes tubercules de manioc, sous prétexte qu’il y aurait des frontières factices, la plupart nées de la période coloniale, qui les sépareraient !

 Bon ! Maintenant que la mode des auto-proclamations s’est installée, on doit pouvoir passer à autre chose. Mais quand même, en y revenant un peu, ce qui m’étonne, c’est qu’on n’est pas pensé plus tôt à la systématisation de ce penchant. Mais enfin, ça fait des années que les électeurs africains sont grugés dans leur vote ! Ça fait des années qu’au sortir des élections, on leur présente des urnes bourrées à ras bord de toutes les aberrations possibles ! Ça fait des années, qu’en réaction à cet état de fait, tous les candidats à une quelconque république africaine, bananière, ou pas, auraient pu s’autoproclamer vainqueur ! Mais, voilà, ils ne l’ont pas fait ! Pourquoi !?... peut-être par couardise pour certains, peut-être par sens civique exacerbé, pour d’autres !? Nous ne le saurons peut-être jamais avec certitude. Toujours est-il qu’il a fallu que s’installe le dualisme entre la cour constitutionnelle, toujours fédérée au président sortant et la CNI, plus encline à faire parler la vérité des urnes que le tam-tam officiel, pour qu’on en arrive à l’auto-proclamation de Ouattara en Côte-d’Ivoire ! Il a fallu qu’on fasse parler le silence des urnes, plutôt que la version officielle rabâchée par l’organe en charge des élections, pour qu’on en arrive à cette auto-proclamation d’André Mba Obame au Gabon ! De manière générale, il a aussi fallu que les opposants se rendent compte que confrontés qu’ils sont à des systèmes électoraux truffés d’inégalités et de non-dits, les présidents sortants où leurs poulains n’avaient pas le monopole des auto-proclamations ! Mais enfin ! Ils ne sont pas plus légitimes que les autres, à la fin !
Et puis, en poussant la réflexion plus loin, au risque de provoquer l’équivalent d’un cataclysme naturel, pourquoi vouloir un seul président alors qu’on peut s’en offrir dans un pays, dans nos républiques bananières, de manière objective, deux, trois, ou quatre ! On aurait par exemple dans un pays comme le Cameroun, le président des Bamiléké, le président des béti, le président des Nordistes, le président des minorités ethniques etc., (parce qu’il y a toujours des minorités ethniques dans tous les pays africains, même si c’est des pygmées !) ;
 Au Gabon, on pourrait par exemple tirer des cartes, sans le concours de Mme Soleil, ou d’un quelconque Nganga, le président des Fang, le président des Punus, le président des Batékés, le président des Miènè, le président des minorités ethniques, etc., (je ne serais d’ailleurs pas étonné de voir que les pygmées qui s’obstinent à rester dans leur brousse, émargent dans ce groupe) ;
En Centrafrique, on pourrait aussi sans trop faire travailler ces méninges, sortir du chapeau, le président des Gbayas-Mandjas, le président des Bandas, celui des Zandé et enfin, celui des minorités ethniques etc., (en sachant qu’on y casera toujours et encore une fois, les pygmées qui sont finalement partout dans ces pays, mais avancent évidemment en rang dispersé, plutôt qu’en file indienne !)
On serait alors certain de voir enfin, les intérêts de chaque groupe ethnique, défendus dans les normes par leur champion désigné et élu (on n’est jamais mieux défendu que par soi). Car, finalement le problème de développement des pays africains, n’est pas tant de voir arriver plusieurs présidents à la tête d’un seul pays, mais de veiller à ce que les intérêts de chaque groupe ethnique, soient défendus de manière équitable !  Et l’expérience des dernières années, des cinquante années d’indépendance octroyées par les nations colonisatrices, quel que soit le pays évoqué démontre qu’on est loin du compte. Alors, vive le foisonnement d’auto-proclamation à la présidence pour qu’on en arrive enfin, cinquante ans plus tard, à une véritable prise en compte des intérêts de chaque groupe ethnique, quel que soit l’espace national considéré ! 

mercredi 26 janvier 2011

Le déploiement des nouvelles royautés en Afrique




Chaque fois que je constate en Afrique que dans des états qui se sont dotés de régimes présidentialistes plutôt que de  systèmes de royauté passéiste, un fils succède à son père à la tête du pays, je conclus que dans ces pays-là, nous sommes en présence de réels cas d’absence de démocratie !
Comme quoi, il y a quelque chose de pourrie dans ces nouveaux royaumes ! Pardon !... dans ces soi-disant républiques !

©Essombe Mouangue 2011
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vendredi 21 janvier 2011

Comice Agro-pastoral d'Ebolowa


Essombe Mouangue, que pensez-vous du comice agro-pastoral d’Ebolowa ?
-          - Je déteste le folklore !

mercredi 19 janvier 2011

Mémo



Chaque fois qu’en Afrique un dictateur tombe
On se met à rêver au départ des autres.

Tant de pays en Afrique sont dans la même situation de précarité, de chômage, de corruption d’injustice que la Tunisie, qu’on voudrait les voir suivre le même chemin qui mène à la fin de la dictature ou … au début d’une autre…

Le départ d’une vieille dictature augure toujours de l’arrivée d’une autre moins dure que la précédente…
Une dictature naissante sera toujours préférable à une vieille dictature qui a déjà métastasé au sein de toutes les marches  de la société…

Quoiqu’une démocratie naissante, sera toujours préférable à une nouvelle dictature…

Ben Ali est parti. Vive Ben Ali et Bonjour à la prochaine dictature ou démocratie !
*

vendredi 29 octobre 2010

Les élections ivoiriennes



les seuls leaders qui aient de l'importance pour moi,
Tous continents confondus
C'est ceux qui ne prennent pas
Le peuple en otage
En restant indéfiniment au pouvoir

Les seuls leaders qui aient de l'importance pour moi
c'est ceux qui savent partir du pouvoir
Qu'ils aient des raisons ou non de s'y  maintenir

Gbagbo et les autres ne seront crédibles
Tout comme Fidel Castro et le Che
Que le jour où ils sauront partir du pouvoir.

mardi 5 octobre 2010

Ma nouvelle gloire menacée !


S’il y a quand même une chose que je trouve de scandaleux, c’est pas qu’on m’ait jeté en taule pour des broutilles ! Moi, le défenseur autoproclamé des Sauveteurs camerounais, J’ai toujours su que les politiques de mon pays ne m’apprécient pas beaucoup. Surtout depuis que j’en suis allé jusqu’à remettre en cause leur gloutonnerie de pouvoir, leur longévité ad aeternam à la tête du pays ! Mais, de là à me jeter en taule en s’appuyant sur des accusations grossières, de casses de biens privés dans de petites manifs de rues, je ne pensais qu’ils puissent franchir le pas ! Ben voilà ! Ils l’on franchit ! Maintenant, il faut que je fasse avec à New-Bell[1]!
Les premiers jours de captivité, j’ai eu du mal à accepter mon nouveau statut, surtout endurer l’effroyable promiscuité et la cohabitation avec les taulards, ces pires rebuts de notre société, déjà si malade ! Il y a là de quoi, croyez-moi,  vous carboniser un esprit brillant !
Et puis, fatigué de brasser de l’air, de rêver d’une hypothétique libération, qui surviendrait aussi rapidement que les conditions assez surréalistes  de mon incarcération, je me suis habitué à mon état. Je me suis fait une planque dans ma cellule, non ! Disons plutôt que j’ai fait de ma cellule une planque ! Et aussi brusquement, alors que je ne m’y attendais plus, moi, qui avais même été lâché par ma communauté artistique nationale ; cette engeance artistique nationale, dont nul n’ignore d’ailleurs l’énorme inculture et la pathologique couardise, la voie s’est ouverte à moi ! Une voie de salut s’est dessinée, non plus du côté de mon pays, comme vous pouvez le deviner, mais plutôt de l’extérieur de celui-ci : quelques membres toujours actifs de la communauté internationale, assez discrets lors des premières semaines de mon interpellation, se sont rappelés de la mise sous scellés de ma modeste dégaine d’artiste !
Ils se sont rendus compte, non seulement qu’elle existe, mais qu’elle mérite des honneurs ! Résultat de cette effervescence qui n’est pas pour déplaire à votre humble gratteur de guitare, la reconnaissance internationale de mon combat et de ma personne, s’est faite ! Elle s’est faite  accompagnée de prix, qui font baver de jalousie plus d’un qui croyait assister, à la fin de ma sempiternelle présence, au sein du hit-parade des artistes majeurs de mon bout de territoire de pays ! Laissez-moi vous confier, maintenant que je respire un peu mieux, qu’un grand ne sera jamais un petit ! Un grand restera toujours un grand, quelles que soient  les difficultés rencontrées au cours de son existence !
Voilà ! J’avais déjà connu la gloire dans un registre différent : celui d’artiste flamboyant, pérorant sur toutes les salles de spectacle du pays ; et même sur quelques scènes de festivals internationaux ou mon discours engagé, tranchait avec la pratique musicale, sans queue ni tête, ambiante. Il se trouve maintenant que la condition de taulard me donnait droit à une autre popularité : celle d’un homme, injustement accusée et persécuté par ses pairs ; un auteur-compositeur engagé, dont la communauté internationale réclamait maintenant à cor et à cri la libération ! De là à ce que je devienne pour le monde entier, une icône symbolisant l’effroyable menace qui pèse sur la liberté d’expression et de prise de position des artistes, quant à la marche politique de leur pays, il n’y a qu’un pas à franchir… que je franchis d’ailleurs sans sourciller !  
Dans mon nouveau costume d’artiste martyrisé, tout allait donc pour moi pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles, lorsque j’appris aussi brusquement que ma nouvelle gloire, durement acquise dans ma cohabitation devenue volontaire, avec les assassins, les braqueurs, les enfants de la rue et les violeurs,  était menacée : certaines personnes s’avisaient, se proposaient par le canal de la grâce présidentielle, de me sortir manu militari de prison, avant que je n’aie purgé la totalité de ma peine ! Comme quoi, il y a toujours des empêcheurs de tourner en rond qui se croient autoriser de se mêler de vos oignons, sans aller jamais jusqu’à vous demander, ce que vous pensez de leur démarche ! 
Oh ! N’allez surtout pas croire que je tienne à rester en prison ! N’allez surtout pas vous imaginer que votre dingaman se soit trouvé une nouvelle vocation de bagnard ! Non ! Croyez-moi ! Je ne demande pas à rester en cabane autant que Nelson Mandela ! Lui, il a eu de la chance ! Surtout que Robben Island, n’est pas New-Bell ! Comparativement, Robben Island c’est même plutôt un palace ! Un camp de vacances ! Mais voilà ! Moi, je ne demande qu’une seule chose : purger la totalité de ma peine ! Je voudrais pouvoir jouir de ma notoriété d’artiste martyrisée, appelé à être reçue dans tous les endroits les plus respectables du monde libre, après sa sortie de prison ! Surtout que je suis promis à une fructueuse carrière politique après ça ! Quand même ! Un homme comme moi, ne fait pas un séjour en taule sans escompter récupérer les fruits de son incarcération abusive ! Et pour que je puisse récupérer ces fameux fruits, il est préférable pour moi de consommer la totalité de ma peine, plutôt que de sortir de manière prématurée, et de surcroît, après avoir recouru à l’aimable clémence de la dernière personne à qui, l’artiste talentueux que je suis, devrait s’adresser pour obtenir une telle chose ! Ce serait foutre volontairement et niaisement en l’air, tout le bénéfice de mon incarcération avec les assassins, les braqueurs, les enfants de la rue et les violeurs et les prostituées de New-Bell !

musiquescamerounaises.blogspot.com

[1] Prison centrale de la ville de Douala 

mardi 21 septembre 2010

Nous sommes tous prêts à embarquer ! (Le paradoxe)


Ecoutez ! Je vais vous raconter une histoire assez bizarre… Mais malheureusement, à la fin elle tourne court.
Il y a quelques siècles déjà, les occidentaux débarquaient sur notre continent ensoleillé. A l’époque, nos grands-parents, ne savaient pas trop pourquoi ils nous arrivaient de si loin. Sûrement qu’ils leurs avaient expliqué les raisons de leur présence … Mais ceux-ci n’avaient pas certainement pas bien saisi la chose… surtout que nos grands-parents, ces braves gens, ne leur avaient pas demandé de venir… ils étaient en principe, assez occupés à vivre leurs vies dans leurs forêts, leurs savanes, leurs fleuves, etc.,
Mais voilà, ils étaient là ! Il fallait bien sympathiser avec eux… pactiser… déranger leurs habitudes de campagnard, quoi ! Commercer avec ! Par exemple, échanger des bibelots contre de l’or… !? Ce genre de troc était loin de se valoir… Mais nos si débonnaires grands-parents, n’en savaient pas grand chose à l’époque… On ne pourrait donc point les accuser de  légèreté, ce qui reviendrait également, à taxer leurs partenaires d’outre-mer, de forfanterie ou d’escroquerie…
Mais après le commerce et les autres formes de relations culturelles nouées (religions, comédies, etc.,) il fallait bien aller plus loin. Les occidentaux avaient bien débarqué chez nos grands-parents, il ne restait plus à ces derniers qu’à faire de même dans les espaces enneigés… ! Mais c’est là alors que les choses se gâtèrent… !
Si les Blancs avaient tenu à se ramener sur les terres de nos grands-parents, eux  par contre, n’étaient pas prêts à faire de même en principe, chez eux… et puis, nos grands-parents, ne leur avaient rien demandé… les Blancs n’avaient donc pas le droit de leur imposer le départ vers leurs continents… Surtout que c’était pour les mettre à contribution dans des travaux harassants, au fin fond de contrées inconnues, inhospitalières ; alors que des activités, nos grands-parents n’en manquaient déjà pas dans leurs forêts, leurs fleuves, leurs montagnes…
C’est peut-être à cause de cela que nos grands-parents refusaient, d’embarquer dans leur navire… C’est peut-être à cause de cela que nos partenaires durent user de persuasion, de force, de maltraitance,  pour les convaincre d’abandonner un moment, le plancher des vaches…
Mais voilà, à l’époque de cette déportation en masse de populations, d’un continent à d’autres, incultes qu’ils étaient, nos grands-parents n’avaient rien compris à l’intérêt de ces voyages effectués à l’œil… S’ils avaient su  le véritable intérêt de ces croisières planifiées, ils se seraient laissé faire gentiment. Ils auraient même souscrits d’eux-mêmes, tout sourire, des billets de transports pour l’occident Chrétien !
La raison de leur entêtement à rester ? Je vais vous le redire : les pauvres, ils croyaient  avoir trop de choses à faire dans leurs forêts, leurs fleuves, leurs montagnes ! Mais, ils avaient tort de développer ce genre de raisonnement et je vais vous le prouver sans plus tarder.
Oui ! Ils avaient tort de résister… de s’opposer à leur départ du continent africain au continent européen et américain ! La preuve, regardez ce qui se passe maintenant partout en Afrique, maintenant qu’enfin, nous avons tous compris que vivre en Occident, c’est vivre mieux ! Et croyez-moi, ce n’est pas un slogan publicitaire pour touristes, c’est vraiment la réalité !
Hé oui ! Mon frère du village, les yaourts, la Sécu, les tablettes de chocolats, les loisirs, la liberté, la longévité, la neige, les beaux costards, tout cela est le propre de l’Occident ! Hé oui ! Mon frère resté dans ses forêts, c’est la vérité que je t’assène ainsi, prends-en graine ! Je ne suis d’ailleurs pas étonné, que depuis que nos grands-frères qui ont pu quitter le continent sont partis, il y ait si peu qui soient revenus ! Et je ne m’étonne pas plus, que nous qui sommes restés, n’ayons plus qu’une seule envie : rejoindre nos grands-frères et grandes-sœurs si longtemps partis sans nous ! Si longtemps orphelins de nous sur ces lointaines terres, devenues hospitalières en si peu de temps…
Mais ce que je ne comprends pas, c’est que maintenant que nous ne nous opposons plus à notre expatriation en masse, c’est pourquoi Sarkozy et les autres, y veulent plus qu’on vienne en Occident chrétien… ???!!!

©Essombe Mouangue 2010
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